SOS Racisme a organisé un grand concert sur le Champ de Mars à Paris, le 14 juillet, avec de grands noms d’artistes à faire rêver comme Yannick Noah, Grégoire, Nolween Leroy, Pascal Obispo, Kassav’, Abd Al Malik, Michel Delpech, Benabar, Raggasonic…et l’autorisation éclairée de la mairie de Paris, qui, en matière de mécénat politique, n’en est pas à son coup d’essai. Alors, certains bons patriotes et néanmoins républicains se sont scandalisés du mélange des genres, entre, d’un côté, la fête nationale censée unir les Français, et, de l’autre, les revendications politiques et cacophoniques à tendance agit-prop scandées par les associations révolutionnaires. Mais en réalité, si beaucoup estiment encore que le 14 juillet est le symbole de l’unité nationale, il est tout aussi légitime de faire de ce jour celui des revendications révolutionnaires de tous poils. Après tout, la prise de la bastille, c’était bien cela. Alors, plutôt que de regretter le détournement, qui n’en est pas vraiment un, d’un symbole en perte de vitesse, n’est-il pas préférable de se demander comment on en est arrivé là ?